Toungouska 1

CERPI - BELGIQUE
(Centre d'Étude et de Recherches sur les Phénomènes Inexpliqués)
161 Chaussée d'Enghien

7060 Soignies (Belgique)
(00-32) - 067 34 04 49

mvb.webmaster@skynet.be

L'UNE DES PLUS GROSSES AFFAIRES DU CERPI:

L'AFFAIRE DE LA TOUNGOUSKA !


Exclure le phénomène naturel ?


Devant un tel déchaînement de violence, à la limite du descriptible, l'hypothèse d'une cause naturelle est séduisante. L'homme est-il d'ailleurs seulement capable d'un tel pouvoir destructeur?

Il l'est assurément de nos jours, mais les choses étaient bien différentes en 1908, alors que l'on ne parlait pas encore de bombe atomique. L'histoire nous renseigne que la première bombe atomique a été lancée sur Hiroshima en 1945, puis sur Nagasaki, la même année. C'est ce qui mit un terme à la seconde guerre mondiale de manière définitive, alors que les Allemands avaient déjà capitulé mais que les Japonais restaient sur le pied de guerre. Tout le courage japonais avait été réduit à néant face à l'apocalypse de la nouvelle arme des États-unis. Mais les annales de la guerre nous rappellent aussi qu'il y eut un fameux coup de bluff des américains. En fait, ceux-ci venaient à peine de terminer la mise au point de la bombe et ne disposaient que de ces deux exemplaires. faire croire au Japon que l'Oncle Sam pouvait rééditer l'exploit à volonté ne correspondait à aucune réalité. Bien sûr, les dégâts étaient amplement suffisants, mais où en était-on réellement en 1945 aux États-unis sur le plan nucléaire? Est-il seulement permis d'imaginer que la Russie aurait disposé de la même arme près d'un demi-siècle avant son éternel rival?

Ne nous aventurons pas sur ce terrain pour l'instant et revenons-en à notre hypothèse de phénomène naturel.

Pourquoi exclure d'emblée cette possibilité après tout assez évidente. En effet, pourquoi un météorite, de taille pour le moins conséquente et inhabituelle certes, n'aurait-il pas pu percuter notre planète et produire une telle pagaille?

La réponse à cette question nous paraît claire et indiscutable et relève de la science. Faisons donc une large parenthèse pour expliquer nos propos. (Si l'affaire de la Tungunska relevait d'un phénomène naturel, elle ne disparaîtrait pas pour autant de notre champ d'investigations, elle deviendrait alors un phénomène beaucoup moins auréolé de mystère mais néanmoins largement digne d'intérêt comme on peut facilement le comprendre vu l'étendue du désastre)

Contrairement à ce que l'on pourrait peut-être penser, la chute de météorites sur notre planète n'est pas rare.

La masse totale de matière interplanétaire balayée par la Terre est estimée à 1012 kg/jour; cette matière est constituée essentiellement de poussières, avec un nombre de corpuscules dépendant (approximativement) du logarithme de l'inverse de leur masse, avec un seuil d'environ 10-16 kg, en dessous duquel il y a très peu de poussières.

Ainsi, la Terre ne rencontre guère plus de 2000 à 3000 météorites de plus d'un kilogramme par jour. (ce n'est tout de même pas mal, principalement pour qui se trouverait juste en dessous! Mais, nous allons le voir, cette possibilité n'a pratiquement aucune chance de se produire)

Lorsqu'elles pénètrent dans l'atmosphère, le frottement sur les particules la constituant entraîne un violent échauffement et une émission de lumière, ce qui forme un météore ou étoile filante:

  • les poussières d'environ 10-14 kg et moins sont volatilisées, mais pas détruites: les produits minéraux formés se condenseront et tomberont très lentement sur la surface terrestre;

  • les poussières de taille supérieure constituent les micrométéorites, une partie de leur matière ne sera pas volatilisée et tombera au sol comme des grains de sable;

  • en dessous d'une certaine taille (fonction inverse de la cohésion de leur matière constitutive) la plupart des météorites se désagrègent en blocs tout au long de leur traversée dans l'atmosphère, ce qui réduit le nombre des gros impacts sur la surface de la Terre: environ 500pierres de la taille d'une balle de tennis atteignent ainsi le sol chaque année.

On le voit donc, la plupart des projectiles supposés pouvoir arriver jusqu'à nous subissent un traitement tel que les risques sont infimes (à défaut d'être nuls). Voilà donc ce qui se passe au quotidien sur notre planète et, on en conviendra facilement, cela n'a absolument aucun rapport avec ce qui nous intéresse. On est loin du compte. Mais peut-on imaginer des météorites de plus grosse taille?

Des météorites plus massives, heureusement rares (l'histoire humaine écrite n'en relate que deux) peuvent créer d'importants cratères lors de leur impact sur le sol, ou des tsunamis en cas d'arrivée en mer.

L'énergie libérée lors de ces impacts peut entraîner, directement ou par des effets secondaires catastrophiques (par ex. réactivation de volcans endormis, incendies généralisés etc.), la dispersion d'une quantité considérable de particules dans l'atmosphère, suffisante pour modifier brutalement et durablement le climat sur l'ensemble de la Terre. Suivant une théorie catastrophiste, l'extinction des dinosaures, qui marque la fin du Crétacé, s'expliquerait par les conséquences de l'impact d'une météorite.

Or donc, si l'on se base sur ce que l'on sait des météorites, oui c'est possible. Non seulement c'est possible mais, en plus, c'est déjà arrivé... deux fois dans l'histoire de l'humanité. avouons que comme fréquence on a vu pis! Dès lors, la probabilité pour que ce genre de phénomène se produise deux fois, à seulement quelques années d'intervalle est "pratiquement" réduite à néant. Mais "pratiquement" seulement aussi. Un chiffre proche de zéro n'est pas égal à zéro. Cette même probabilité semble découler de la plus haute fantaisie lorsque l'on imagine que ce cas rarissime se produise non seulement deux fois en peu de temps, mais en plus approximativement au même endroit. Il y a toutefois ici un point qu'il nous faudra relativiser dans notre appréciation comme nous le verrons plus loin, mais ce n'est pas cela qui mettra notre hypothèse à mal.

La trajectoire d'une météorite peut-elle être oblique comme cela semble être le cas dans l'illustration ci-contre? Oui, assurément aussi. Nous oserions même affirmer qu'il pourrait difficilement en aller autrement vu la rotation de la terre, les forces de frottement et la probabilité nettement en faveur d'une course s'éloignant de la rectiligne lors de l'entrée dans l'atmosphère.

Mais alors pourquoi pas?

Nous l'avons vu, jusqu'ici les choses demeurent toujours théoriquement possibles. La probabilité extrêmement réduite ne permet toutefois pas de la rejeter complètement et il nous faut donc poursuivre l'analyse du cas.

Or, nous l'avons vu dans le témoignage tungu, l'impact dont il est question ici provient d'un objet cylindrique tombant à la verticale! Nous pouvons ici affirmer que cela met un terme définitif à toute possibilité de météorite. Aucune météorite ne peut (et n'a jamais été) cylindrique, il s'agit d'une profonde aberration et même d'une impossibilité car, en admettant même que la météorite ait été initialement cylindrique, elle ne pouvait plus l'être au moment de son impact. De plus, la trajectoire décrite est "verticale". Or donc, si la théorie d'une catastrophe naturelle n'est toujours pas écartée, en revanche on peut affirmer qu'il ne s'agit à coup sûr pas d'une météorite.

Mais de quels phénomènes naturels disposons-nous pour expliquer la chute d'un objet cylindrique, à la verticale et avec autant d'effets dévastateurs, deux fois au même endroit?

On le voit, cette théorie ne peut pas être soutenue. Du moins pas si l'on s'en tient aux observations dont nous faisons état.

Et c'est là que commence la controverse...


Cette partie du site ne comprend que des informations générales. L' accès à nos études poussées, résultats d'enquêtes personnelles, avis de nos spécialistes, est réservé à nos membres, affiliez-vous! En vous affiliant, vous contribuez à nos efforts dans la recherche de la vérité.

Vous êtes ici:CERPI - <UFOLOGIE < Toungouska_1.htm