TCI et
médiumnité (suite 1)
Réception du
message TCI au CERPI
Finalement,
Amélie réacheminera le MMS et, cette fois, les choses se dérouleront
comme prévu. Sauf que rien n'est simple en ce bas monde et que le
fichier reçu dans la messagerie du CERPI sera de type incompatible avec
nos moyens de lecture! Bon! Ce n'était pas ça qui allait
nous arrêter: un peu de recherche, le temps de télécharger un logiciel
permettant la conversion et la décompression et bingo: le tour était
joué!
Mais, apparemment, si l'au-delà utilise les nouvelles technologies parce
que celles-ci seraient plus performantes que les classiques tables
tournantes ou tablettes oui-ja, il faut bien reconnaître qu'il y a
encore du pain sur la planche!
Avouons-le franchement, dans un premier temps nous avons bien cru que
l'enregistrement avait subi une déperdition de données, un problème
quelconque rendant la restitution impossible, à moins que la conversion
n'ait tout simplement tout effacé! On n'entendait rien!
Strictement rien!
Fort heureusement, le
CERPI dispose d'un administrateur principal présentant de nombreux
points communs avec les éléphants: non seulement le poids, mais aussi
l'appendice nasal sans oublier le plus important, de fameuses oreilles!
(***)
Ce n'est pas pour rien que les éléphants peuvent communiquer entre eux à
des kilomètres de distance! Toujours est-il qu'il a malgré tout perçu un
très léger fond sonore qu'il a d'abord pris pour un bruit ambiant, un
son vague qui devait venir de la pièce d'à côté, la télévision sans
doute... C'est là qu'il a eu la bonne idée (tout arrive en ce bas
monde!) de mettre le volume à fond
pour se rendre enfin compte qu'il y avait bien un enregistrement sur le
fichier reçu!
Il y avait effectivement une musique de fond (la débâcle des
sentiments), il y avait bien aussi le bruit d'un véhicule à moteur et
enfin, il y avait aussi une "conversation", ou du moins des mots.
On pouvait effectivement aussi interpréter ces bribes comme Amélie
l'avait signalé, aux instants très précis indiqués.
Mais, en toute objectivité, il y avait aussi moyen d'envisager la
réception d'une interférence quelconque, une interprétation abusive
dictée par l'aspect émotionnel des choses. De notre côté, nous ne
pouvions forcément pas non plus juger de la ressemblance entre le timbre
de voix perçu et celui du défunt puisque nous ne le connaissions pas et
que nous ne disposions d'aucun autre enregistrement le concernant. Nous l'avons dit, l'étude de
la TCI n'était pas vraiment au programme dans l'immédiat et le CERPI
n'était pas équipé pour procéder à une analyse valable sur base d'un tel
document. C'est là que l'intervention de M. Daniel Recolet
s'imposait et nous lui avons bien sûr transmis le message.
Dans le même élan, ce dernier prenait immédiatement rendez-vous avec
Amélie pour le mardi 25 novembre 2008 à 13 heures.
L'intervention du spécialiste
Il n'est pas question
ici de médiumnité, il ne m'aurait pas été possible de me rendre à Namur
pour 13 heures alors que mon service se terminait à Mons à 12h50...
j'avais donc été bien inspiré en déclinant l'invitation de M. Recolet de
me joindre à lui, d'autant que ce mardi allait s'inscrire comme une
journée mémorable de verglas et de... glas dans les transports en
commun! Nous relatons donc ici le contenu de la conversation
téléphonique qui eut lieu après l'entrevue avec Amélie.
Pour M. Recolet, qui a
procédé sur place à une nouvelle expérience TCI, sur base d'une
réception à partir du téléviseur cette fois, les choses sont réellement
surprenantes!
Pour notre part, nous savons seulement qu'il est question de brancher le
poste de manière à le régler pour obtenir un "bruit blanc". Et si
vous voulez savoir ce qu'est un bruit blanc, nous dirons qu'un bruit
blanc est une réalisation d'un processus aléatoire dans lequel la
densité spectrale de puissance est la même pour toutes les fréquences.
On parle souvent de bruit blanc gaussien, il
s'agit d'un bruit blanc qui suit une loi normale de moyenne et variance
données. En synthèse et traitement du son, on ne considère que les
fréquences comprises entre 20Hz et 20kHz puisque l'oreille humaine
n'est sensible qu'à cette bande de fréquences (la sensibilité varie
toutefois selon les personnes). L'impression obtenue est celle d'un
souffle. Le son produit lors de l'effet de "neige" sur un téléviseur
déréglé est un bon exemple de bruit blanc.
Sur le plan de la logique, puisqu'il y a des précédents (les phénomènes
qui surviennent chez Amélie, le message enregistré sur le GSM...) on
suppose que l'esprit du défunt tente de communiquer avec son amie
vivante et que l'occasion qui lui est ici proposée sera mise à profit.
Sur un plan spirite, on préconise toutefois que de telles communications
sont rarement établies avant que six mois environ ne se soient écoulés
après le décès. Il existe toutefois quantités de cas où des
communications auraient été réalisées bien avant ce délai. Sur un
plan rationnel, rien ne permet jusqu'ici d'affirmer que la TCI établisse
réellement des communications avec les défunts. Sur le plan
zététique, tout cela n'est que balivernes et d'ailleurs, c'est bien
connu: la radio n'existe pas non plus, pas plus que la télévision, le
GSM, etc. Bon, OK, c'est peut-être un peu exagéré... Sur le plan
scientifique, on note deux variantes, diamétralement opposées:
a) les défunts ne peuvent communiquer avec les vivants
puisque, par définition, ils sont morts.
b) L'exemple de notre opérateur prouve le contraire (voir page
précédente) puisqu'il arrive
très fréquemment qu'une personne soit vivante un jour et morte le
lendemain. Toutefois, il ne s'agit pas réellement de communication
(dans le sens de "bilatérale") En effet, il s'agit plutôt de
l'enregistrement de paroles prononcées durant la vie de l'individu et
restituées de manière, c'est vrai, assez inattendue.
Dans le cas présent, il s'agirait grosso modo d'une
opération "en direct". Et il se fait que M. Recolet a bien
obtenu une image assez bizarre sur l'écran du poste de télévision (voir
l'image ci-contre), une image qu'il a capturée et dont il nous a envoyé
une copie. Il faut aussi signaler que, dans son analyse, M.
Recolet fait référence à une photo du défunt qui a été mise en rapport
avec l'image obtenue en TCI, mais que pour des raisons de
confidentialité, nous ne pouvons pas publier Cela nuit évidemment à nos
explications et comparaisons, mais nous ne pouvons que nous incliner
face au désir des personnes impliquées. M. Recolet nous explique donc
les points de comparaisons, les concordances (les noeuds sur un vêtement de type folklorique). Il le fait avec
tout son savoir, ses compétences techniques et nous avouons avoir bien
du mal à suivre.
Dans notre optique, on ne voit que deux points qui peuvent
éventuellement évoquer les yeux de la personne, et une forme
semi-circulaire terminée par une flèche (?) à gauche et une espèce de
cercle (?) à droite. De manière figurée, on peut imaginer qu'il
s'agit d'un sourire de bonne augure, ce qui contraste d'ailleurs
singulièrement avec le visage austère d'une personne dont on croit
reconnaître le faciès inquiétant en second plan (en agrandissant le
document photo) C'est vrai qu'en y regardant bien, on pourrait y
voir la tête d'une personne d'âge mûr, légèrement penchée vers la
droite. Dans ce cas, ce visage serait comme barré par une sorte
d'objet en arc de cercle, apparemment incongru. Mais tout ceci
pourrait aussi n'être qu'auto suggestion, interprétation hâtive sur base
d'images aléatoires. Il reste que, théoriquement, cette image
n'avait aucune raison d'exister non plus!
Pour M. Recolet, les choses sont claires: l'esprit du défunt tente bien
de communiquer et si d'autres analyses s'imposent, en revanche on peut
déjà dire que la maison d'Amélie est "hantée". Un lien, celui de
l'amitié a été brusquement rompu par la mort, le lien de la vie a
également été rompu: les deux personnes ne vivent plus, ne peuvent plus
vivre ensemble, c'est désormais impossible. Ils évoluent
maintenant dans des mondes différents et notre accidenté n'accepte pas
cette situation. M. Recolet a encore procédé à une autre
expérience, celle du "vase" (impossible à décrire ici, mais nous
complèterons ce point dès que nous aurons reçu de plus amples
informations) qui, d'après lui, confirme ce qui précède.
Nous le savons pertinemment, M. Recolet sait de quoi il
parle, nous ne mettons aucunement ses compétences en doute, sa
réputation n'a rien à craindre et nous considérons qu'il a réalisé du
bon travail. Il a aussi réalisé ce qui n'était momentanément pas à
notre portée, à savoir se rendre sur place, à une distance appréciable
d'ailleurs, avec son matériel et tout son dévouement. Il mérite
tous nos compliments et nos remerciements.
Il n'empêche que tout ceci nous donnait une impression de "trop peu",
mais nous étions aussi incapables d'en faire plus.
Intervention médiumnique
Le surlendemain de l'expérience de M.
Recolet, j'appelle Amélie au téléphone et lui demande ses impressions
quant à la visite dont elle a fait l'objet. Visiblement, elle est
enchantée par l'intervention du spécialiste de la TCI, elle a appris
certaines choses qui lui semblent probantes, tout est pour le mieux et
nous nous en félicitons pour elle. Il lui faudra seulement
apprendre à gérer cette situation qui, fort heureusement nous l'avons
dit, ne pose pas vraiment "problème".
Comme nous en venons tout naturellement elle et moi à parler du défunt,
j'affiche à l'écran de mon ordinateur les photos qu'elle m'a transmises
et sur lesquelles je peux effectivement apercevoir le visage du disparu
à deux époques différentes. J'ai aussi devant moi l'image TCI et
l'image de référence, la conversation se poursuit.
Les lecteurs assidus du CERPI savent désormais que je peux parfois avoir
des flashes médiumniques très surprenants, mais que je ne peux rien
provoquer. Je n'avais absolument pas l'intention de me lancer de
but en blanc dans une investigation médiumnique au téléphone, une
opération que je n'avais d'ailleurs jamais réalisée auparavant, du moins
pas dans ces conditions. En
la circonstance d'ailleurs, ce n'était pas très indiqué étant donné la
nature des faits. La moindre erreur de ma part aurait non
seulement été frustrante mais aurait aussi pu créer un porte à faux avec
la réalité qui, dans un contexte de deuil, aurait pu être très mal vécu.
J'avais donc l'intention de réaliser ultérieurement ladite investigation
sur base des photos en question, lorsque les conditions auraient été
plus favorables.
Mais tout d'un coup, je suis saisi d'une impulsion. Je voudrais me
taire mais c'est presque comme si mes paroles franchissaient de force la
barrière de mes lèvres, comme si - au travers de moi - une autre
personne parlait à ma place, difficile de mieux expliquer le phénomène.
Et je me prends à donner des indications sur le caractère de la
personne, le défunt:
C'était quelqu'un qui avait un caractère très entier, un bon
vivant qui aimait beaucoup s'amuser, faire le boute entrain mais qui
n'avait pas non plus que des amis. Aussi, tout le monde ne lui
voulait pas que du bien.
Amélie me dit que c'est exact.
Il me semble y avoir un problème avec la lumière, la visibilité,
mais je dois faire erreur puisqu'à ce que vous m'avez dit, l'accident a
eu lieu à une heure où il fait encore bien clair...
Non, vous ne faites pas erreur. Il y avait bien un problème de
visibilité (et Amélie m'explique alors l'épisode des lunettes du défunt,
des lunettes de soleil aussi)
Dites, il faisait du karaoké ou quelque chose comme ça, ce
monsieur, parce que je le vois occupé de parler ou de chanter dans un
micro? (cela n'apparaît nulle part, sur aucune photo)
C'est exact, tout à fait, il était animateur!
A ce moment, je parviens à reprendre le contrôle de ce que je dis.
Je suis soulagé de ce que cela ait été positif, ce qui n'enlève rien à
mon étonnement. On a beau être coutumier du fait, ça surprend à
chaque fois!
A ce moment, je ne peux dire si ce que je dis émane de ma propre logique
ou m'est dicté par un guide quelconque, mais j'en reviens à la capture
d'écran réalisée par M. Recolet pour y relever cette fois des notions
essentiellement symboliques:
Les deux points qui semblent figurer des yeux (les yeux sont le reflet
de l'âme...) peuvent aussi figurer deux personnes distantes en regard
desquelles s'établit un rapport par l'intermédiaire de l'arc de cercle
situé en dessous. Les deux personnes sont séparées mais reliées
par la mémoire, le souvenir et l'une d'elles, celle de droite, manifeste
un désir de revenir à ce passé. Il n'accepte effectivement pas
cette séparation et il est clair que le lien qu'il tente d'établir fait
référence aux communications TCI elles-mêmes. Certes, l'arc de
cercle fait aussi penser à un sourire et c'est bien le cas, la personne
est toujours amie, elle n'a aucune intention hostile, tout va bien.
Elle se trouve désormais dans une situation qui est probablement plus
enviable ou en tous cas agréable. Le défunt manifeste sa joie mais
le message est ambigu. Il est joyeux parce qu'il se trouve dans un
autre monde qui lui donne beaucoup de satisfactions, il est content car
ses proches ne l'oublient pas et notamment Amélie, à qui il avait
demandé de "ne jamais l'abandonner" et elle tient parole. Mais le
sourire est aussi exagéré, un peu forcé, c'est aussi un "sourire jaune"
car tout aurait pu se passer autrement.
C'est aussi ce qui apparaît sur le document photographique lorsqu'on
l'agrandit. Le sourire prend alors une toute autre apparence et
là, un effort d'investigation a été nécessaire pour comprendre le
message. A l'agrandissement, cet arc de cercle assimilable à un
sourire prend l'apparence d'un objet que l'on n'arrive pas immédiatement
à identifier. On peut y voir un signal, comme ceux que l'on peut
voir sur les GPS ou toute indication renseignant une route à suivre,
mais le trajet est bizarre. A moins que ce trajet n'évoque celui
de la voiture lors de l'accident. Dans ce cas, la flèche montante
à gauche indiquerait le point d'éjection.
Mais le dessin semi-circulaire pourrait aussi évoquer grossièrement une
ceinture. Cette fameuse ceinture de sécurité qui, hélas, faisait
défaut (elle n'était pas accrochée).
Et tout cela correspond aussi à la réalité des faits.
Conclusions
Avec des moyens très différents, nous
sommes arrivés plus ou moins aux mêmes constatations que M. Recolet.
Sans que la réalité de la communication TCI, ni celle de la médiumnité
d'ailleurs, ne soit établie formellement, deux personnes différentes,
avec des moyens différents, ont donné des indications absolument exactes
sur un défunt qu'ils n'avaient jamais vu ni entendu, des connaissances
qui leur étaient théoriquement totalement inaccessibles. A aucun
moment leurs observations ne sont entrées en contradiction, ce qui est
remarquable.
L'expérience ici présente ne prouve probablement pas l'existence des
communications avec l'au-delà. Nous conviendrons que les arguments
que nous avons pu avancer ici puissent être discutés et mis en doute,
une bonne part de nos observations provient de simples interprétations
ou extrapolations bien insuffisantes que pour authentifier un phénomène.
Ce sera néanmoins l'une de ces gouttes d'eau qui finissent par faire de
grandes rivières. Si on résume l'affaire, nous sommes
en présence d'un accident qui ne fait aucun doute, une amitié
indiscutable, un témoin au dessus de tout soupçon et des personnes
sincères désireuses de savoir la vérité. Aune d'entre elles ne
tire un profit quelconque de cette affaire, tout le monde "joue le jeu",
on ne cache rien, on ne garantit rien, mais on fait de son mieux.
Tous les intervenants utilisent leurs "trucs", qu'ils soient techniques
ou médiumniques, il n'y a aucune supercherie, aucun faux fuyant.
Deux personnes agissant à des dizaines de kilomètres de distance, à
propos d'une personne sur laquelle ils ne savent quasiment rien, tirent
les mêmes conclusions, aboutissent au même résultat grâce à des sources
supposées provenir de l'au-delà et donnent des éléments qu'ils ne
pouvaient connaître en aucune manière. Et la cerise sur le gâteau, c'est
qu'au cours de l'enquête, sans que cela ne soit le moins du monde
provoqué, une personne émanant du monde scientifique émet une
déclaration qui atteste du bien fondé de nos recherches.
Il faut avouer que s'il n'y a pas d'intervention paranormale dans tout
cela, alors c'est très bien imité !
(*** ) Note de
M.Vanbockestal, administrateur principal: en l'occurrence,
l'un des auteurs de cet article a oublié un point important dans sa
comparaison avec les éléphants: la mémoire... |