L'affaire du château
de Rhode-Saint-Pierre (Belgique)
Sur le terrain...
LE GESO PASSE À L'ACTION... (extrait
de la revue "Enigmes" de mai 1980)
Nous arrivâmes donc à Rhode Saint-Pierre,
déforcés, désorganisés, sans le matériel espéré. Le hasard, le sort
ou les sortilèges en avaient-ils donc voulu ainsi? Mais nous étions
nantis d'une bonne détermination, toute belge, et d'un courage à
toute épreuve. Les fantômes n'avaient qu'à bien se tenir...
Nous avons refait, Théo et moi, le tour du château pour prendre des
photos avant que l'obscurité ne soit complète. Nous avons essayé,
mais en vain, de retrouver trace des ruines du pressoir avant de
nous poster près du pont-levis avant 22 heures.
Rien à signaler, mais l'ambiance y est! Le château commence à
profiler sa silhouette inquiétante, surmontée de sa tour en
poivrière, bizarre. De nombreuses chauves-souris passent au dessus
de nos têtes et poussent de petits cris stridents. Quelques rapaces
nocturnes ou autres animaux font entendre des cris bizarres
ressemblant parfois à s'y méprendre à de petits rires sataniques. De
temps en temps, un chat noir ou un rat passe à côté de nous. Un
chien aboie, un autre hurle lugubrement. La croix de forme
singulière semble soudain prendre toute son importance. Nous sommes,
semble t-il, au royaume des ombres.
Tenaillés par la faim, nous allons nous sustenter au village en
attendant l'heure de minuit. Nous avons encore largement le temps.
Quand nous revenons, nous avons l'heureuse surprise de rencontrer
notre Président qui, finalement, a pu se libérer.
En quelques secondes, le château reprend ses droits. Alors que nous
entreprenons de refaire un tour de l'édifice, toute l'ambiance qui
s'en dégage se rappelle à notre bon souvenir. Il y a ici de quoi
donner froid dans le dos. Le bruit de l'écluse laisse vagabonder
notre imagination et on jurerait entendre le galop d'un cheval.
Cependant, nous ne trouvons pas la moindre trace de fantôme, encore
moins de carrosse. Pas le plus petit diablotin, ni de lueur
maléfique aux meurtrières du château. Pour peu, on dirait presque
que ce n'est pas normal!
Nous balayons les alentours de notre torche électrique, scrutant les
fenêtres et les meurtrières, attentifs au moindre bruit...
Quand tout à coup...
(PHOTO)
Cette photo aérienne est étrangère au musée du GESO, elle nous a été
fournie par un amateur et nous ignorons la source. En cas de
copyright, merci de nous contacter, nous supprimerons sur simple
demande.