Et la lumière
fut!
Dans
la section "équipement du CERPI", on pense à des tas de choses,
parfaitement logiques dans le cadre d'une investigation sur place
(appareils photo, caméras numériques, microscopes, etc.) mais il est un
point qui paraît accessoire et qui revêt pourtant une importance toute
particulière: celui de l'éclairage!
Il faut de la
lumière, c'est clair!
S'il s'agit d'un
château en ruines et réputé hanté, il y a très peu de chances pour qu'un
éclairage quelconque subsiste ou que l'éclairage de ville suffise.
Or, dans ce contexte, les dangers sont omniprésents et bien réels:
possibilités de chutes dans des escaliers plongés dans l'obscurité,
présence d'oubliettes (qu'il ne faut jamais oublier), failles ou trous
dans les planchers, etc.) Il fallait donc prévoir un assortiment de
lampes torches. Mais est-ce que des lampes standard auraient
suffi? Assurément pas comme nous allons le voir.
Plus d'un tour
(de manivelle) dans son sac...
 La
première idée (c'était simple mais il fallait y penser!) était de
s'équiper de lampes dynamo rechargeables.
Pourquoi? D'une
part parce que de longues investigations (vastitude des lieux, nombre
d'éléments à contrôler...) peuvent entraîner l'épuisement assez rapide des piles.
D'autre part parce qu'en cas de présence d'entités, celles-ci peuvent
entraîner d'importantes déperditions d'énergie.
Le cas a été
signalé dans de nombreuses interventions, (sans rapport de cause à effet
automatique mais "la prudence est la mère de la porcelaine"), où des
investigateurs voyaient leurs appareils inutilisables parce que leurs
batteries étaient venues à se décharger subitement, sans raison
apparente (cela avait notamment été remarqué dans l'affaire de
la maison de Hem).
Il fallait donc trouver un moyen de remédier à cette éventualité
fâcheuse et les
lampes dont il suffit de tourner une manivelle pour récupérer
l'éclairage étaient donc toutes indiquées. Ces lampes se trouvent
facilement dans le commerce et à prix tout à fait abordable. Le
boss en a reçu une du Ministre des Transports en cadeau de remerciement
pour les services rendus lors de l'opération Noctambus * (il ne
s'est pas foulé le Ministre, mais heureusement il n'y avait pas que ça!), mais le
CERPI a fait l'achat de manière à subvenir aux besoins d'une équipe de
chercheurs.
Il n'y aura qu'à se servir pour les emprunter.
Ce système de lampes dynamo dont il faut tourner la manivelle pour se
procurer une réserve d'énergie est une excellente réponse aux entités
"pompeuses d'énergie". Toutefois, on peut aussi s'imaginer un topo
un peu comique: que se passerait-il si la quantité d'énergie pompée
continuait à se voir ainsi détournée? On serait alors probablement
en présence d'une équipe de chercheurs qui s'escrimerait à tourner
rageusement ses manivelles sans grand succès! Bref: on tournerait
en rond... Dans ce cas, il ne resterait plus qu'à allumer de
véritables torches. Ambiance!
De quoi faire
front...
 Autre idée simple mais
utile: les enquêteurs peuvent aussi avoir besoin de leurs deux mains
pour réaliser leur travail (prendre des notes, photographier...) Il
suffisait de penser à la lampe de tête ou lampe frontale. Il
convient de passer la sangle sur le front pour se trouver paré.
Une pression sur un bouton permet de régler l'éclairage sur trois
positions possibles: éclairer au loin (longue distance), éclairer tout
près (éclairage direct), les deux éclairages simultanés. Le
système fonctionne avec des leds puissants alimentés par des piles au
lithium longue durée. Un autre truc pas bête a aussi été imaginé
sur le même principe, il s'agit de lampes de poignet. Elles
s'attachent, comme leur nom l'indique, vous avez deviné, c'est bien! On
imagine assez facilement les implications et les possibilités de ce
nouveau petit stratagème pratique. Pourtant, si le CERPI dispose
déjà des lampes frontales, ce n'est pas encore le cas pour celles de
poignet. C'est juste une question de temps et d'opportunités.
Les enquêteurs seront avertis lorsque la totalité du matériel sera
disponible.
Traque (et
matraque) aux fantômes
Enfin, il restait utile
de s'équiper afin de parer à toute éventualité car s'il est vrai que les
enquêteurs du CERPI n'ont pas froid aux yeux, peuvent se défendre et
sont en groupe, il reste que des personnes malveillantes pourraient se
montrer très intéressées aussi par l'appareillage dont ils disposent
(caméras, appareils photos, enregistreurs, etc.) Nous disposons donc
aussi de lampes torches style "police américaine", avec long manche en
aluminium (en fait le compartiment des piles), qui peuvent servir de
matraques. N'oublions toutefois pas que nous avons un karateka
chevronné dans l'équipe, un ancien boxeur, portier et garde du corps, commando,
etc. Mieux vaut ne pas s'y frotter.
Un petit mot
sur Noctambus...
Constatation: les
dames blanches restent chez elles!
Cela n'a évidemment que
très peu de rapport avec les activités du CERPI, voire pas du tout, disons
le tout de suite. Or donc, simplement pour information et pour
ceux qui l'ignoreraient encore, l'opération Noctambus a lieu
chaque année lors du réveillon de nouvelle année. L'opération
consiste d'une part à transporter des personnes (en bus dans le cas qui
nous concerne) de leur domicile vers les endroits où se déroulent des
festivités (dans toute la Belgique) à l'aller comme au retour,
gratuitement et en toute sécurité. Le but visé est clairement de
sauver des vies humaines puisqu'il est connu que lors de pareilles
soirées, l'alcool fait des ravages (ou des retraits de permis!)
Cela fait 6 ans que le boss fait systématiquement partie de cette opération.
En sacrifiant son réveillon de nouvel An, c'est pour lui l'occasion de
sauvegarder celui de Noël tout en
faisant sa B.A.
C'est aussi une
formidable occasion de vérifier que nos routes ne sont pas hantées de
dames blanches (sauf au chocolat et en fait, même au chocolat il y en a
très peu sur les routes! Au lieu de
dames blanches
on trouverait plutôt des hommes bleus, ou gris, voire complètement
noirs...) Ce n'est en effet pas un seul conducteur qui est en cause, son
témoignage aurait peu de poids, mais il faut savoir que rien que dans la
région du Borinage, c'est une quinzaine de personnes qui patrouillent
une grande partie des routes. Pour toute la Belgique, cela
représente un énorme quota de chauffeurs, de kilomètres parcourus et
cela devient donc représentatif. En plus des chauffeurs, il y a
encore les contrôleurs qui sillonnent également le réseau et ce depuis
environ quinze ans. Le résultat est partout le même: négatif.
Pas de
dames blanches
en Belgique.
Dans notre rubrique
spécifique sur les
dames blanches,
ces étranges manifestations abondamment relatées en France paraît-il
(mais également dans certains autres pays d'Europe), nous signalions que
les chauffeurs en question parcouraient annuellement des milliers de
kilomètres (chacun) Toutefois, les premiers bus de semaine ne prennent
guère la route avant 4 heures du matin et les services s'arrêtent vers
23 heures. On pouvait donc rétorquer que les heures nocturnes
n'étaient pas prises en compte, ou très peu et qu'en tout état de cause
l'heure fatidique de minuit n'était pas couverte. La lacune est
donc à présent comblée et cela ne change pas le résultat. A noter
que l'on peut consulter la presse quotidienne et l'ensemble des autres
médias, le constat semble invariable: pas de fantômes sur nos routes.
Serait-ce parce que les
nôtres sont éclairées et que, dès lors, cela gêne le contraste?
A moins que, pour en revenir à nos questions d'éclairage, certains ne se
prennent trop pour des lumières? |