Le début de l'histoire fantastique

CERPI - BELGIQUE
(Centre d'Étude et de Recherches sur les Phénomènes Inexpliqués)
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LE DÉBUT D' UNE HISTOIRE FANTASTIQUE

L'histoire que je vais ici vous raconter à présent n'est en fait pas UNE histoire, mais un ensemble de "plusieurs petites aventures ou anecdotes".

Elles ont toutes la particularité d'être très rigoureusement exactes et authentiques, fidèles à l'esprit du CERPI qui se refuse à toute duperie. Il ne s'agira peut-être en certaines occasions que d'impressions, de sensations, voire d'ambiances ressenties lors de certains événements mais en dépit de leur apparence parfois anodine, voire ridicule ou relevant du non-dit (et par conséquent très discutable), elles ont la propriété singulière de converger toutes vers un but ultime ou en tous cas un domaine similaire..

Mais elles ont aussi une autre caractéristique. En effet, s'il les prend chacune indépendamment, le lecteur n'y verra le plus souvent que de petites anecdotes, certaines plus troublantes que d'autres mais appartenant à un registre généralement assez mineur (à l'une ou l'autre exception près). Il n'y a pas là-dedans de choses vraiment terribles, pas d'apparitions réellement extraordinaires (ou si peu pour autant que l'on se limite à une certaine période, après quoi les choses deviendront nettement plus corsées!), ce sont des choses qui appartiennent le plus souvent à la vie courante et que l'on pourrait, à la rigueur, classer au rayon des coïncidences, des hasards, des choses comme ça.

Cet ensemble pourrait aussi se lire un peu comme un roman, une autobiographie, mais ce n'est pas ma prétention. J'en fais état seulement parce que de près ou de loin, elles sont liées à l'aventure du CERPI et, avant lui, à celle du GESO.

Nous en venons maintenant à la seconde caractéristique de ces anecdotes: si on les considère avec du recul, si on appréhende l'ensemble, on se rend finalement compte que tout cela est très lié, comme appartenant à une trame générale, un dessein particulièrement étrange, qui aboutit à de multiples autres mystères, le tout finissant par être plus que troublant!

Pour suivre cet ensemble de narrations, j'invite le lecteur à user et à abuser des innombrables liens mis à sa disposition dans les textes qui vont suivre.
Afin de conserver la cohérence du récit, il a été fait en sorte que ces liens s'ouvrent dans de nouvelles fenêtres afin de vous permettre de suivre l'histoire originale en arrière-plan et d'éviter de vous faire perdre le fil de vos idées, de vous permettre de faire les comparaisons, les traits d'union qui s'imposent.

Aventurez-vous dans le dossier ici présent avec un esprit de continuité. Les rubriques auxquelles il fait référence sont accessibles à partir d'autres points de départ situés dans le site, elles ont un intérêt indéniable, mais si vous les considérez à part, vous perdrez tout le bénéfice de la compréhension de ce qui va suivre.

Suivez le guide! Ne vous perdez pas...

Le début:

Imprégné de mystère dès le plus jeune âge...

Je ne vais pas vous raconter ma vie, cela n'aurait guère d'intérêt. Mais il convient malgré tout d'en dire quelques mots pour répondre à une question qui revient souvent: d'où me vient mon intérêt pour le mystère, le surnaturel, le paranormal, etc.?

Je suis né en 1958 et comme il fallait bien que je suive mes parents dans leurs incessants déménagements entre Bruxelles et la campagne, je peux dire que je connais aussi bien la capitale belge que la région de Lessines, petite bourgade du Hainaut occidental, surtout connue pour ses carrières de porphyre et pour être la terre natale du peintre surréaliste René Magritte.

Il faut bien se représenter que, dans mon jeune temps, la télévision était rare et ne fonctionnait le plus souvent qu'en noir et blanc. Peu de gens avaient le téléphone, le GSM n'existait pas, la circulation était peu dense sur les routes (il n'y avait pas encore d'autoroutes non plus apparemment,) car tout le monde était loin de pouvoir s'acheter une voiture. Quand on disposait d'une radio, on ne la branchait pas longtemps car elle fonctionnait sur piles. Les stations n'étaient pas aussi nombreuses que maintenant non plus d'ailleurs.

Tout cela faisait que, pour passer les soirées, tout le monde (ou presque) se réunissait au coin du feu et soit on jouait à des petits jeux marrants, soit on racontait des histoires. C'était ce qu'on appelait en wallon "èd'morer à scrîne" (rester à la veillée).

Invariablement, les sujets de discussion tournaient :
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autour de la seconde guerre mondiale (il n'y avait que 13 ans qu'elle était finie et elle avait laissé des marques indélébiles sur tout un chacun, non seulement dans les mémoires mais aussi matériellement, sous la forme de gigantesques bunkers qui trônaient encore sur nos plages, de traces de fusillades ou de mitraillades sur certaines façades...) la maison qui nous abritait à ce moment, celle de ma grand-mère maternelle, avait d'ailleurs aussi été celle de la Kommandantür.

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autour d'histoires de fantômes, de revenants ou de petits bonshommes verts. Il faut dire que cela fait beaucoup plus d'effet, surtout sur un jeune garçon, quand ces histoires sont racontées devant un vieux poêle de Louvain qui crépite dans une semi obscurité et si d'aventure les éléments se déchaînent dans un concert d'éclairs et de coups de tonnerre. Ma grand-mère racontait des histoires de somnambules, il y en avait eu un dans la famille, et expliquait que cela pouvait avoir des côtés comiques mais aussi d'autres effrayants. Ce genre de choses m'intéressait beaucoup plus que d'apprendre qu'elle avait travaillé dans une ferme à Wodecq, pendant la guerre. L'intérêt revenait quand on passait aux combats qui faisaient rage entre Anglais et Allemands... Quant à mon père, il était également intarissable à propos de la guerre, par contre il racontait très peu d'histoires de fantômes, mais il donnait beaucoup d'explications, très plausibles et parfois étonnantes qui me passionnaient.

Le deuxième volet de la question est "pourquoi tant d'intérêt pour la religion (sous entendu: le christianisme)?

Il n'est pas difficile d'y répondre. Toute la famille était catholique et ma grand-mère ne pouvait rater la messe dominicale sous aucun prétexte. Toute sa maison était presque entièrement décorée d'images pieuses, de statuettes de tous les saints, de saintes vierges lumineuses. On m'inscrivit bien sûr au cours de religion. Par ailleurs, je trouvais qu'il y avait tout naturellement beaucoup de composantes extraordinaires dans cette religion, des miracles, des apparitions, de grands prodiges, des prophéties. Je suppose que dans de telles conditions, on peut dire que l'un explique facilement l'autre. Il faut cependant dire que j'ai toujours su garder une très grande ouverture d'esprit et beaucoup de respect pour les autres confessions. C'est pourquoi il est hors de question que le CERPI ne considère les choses que sous l'angle du seul christianisme lorsqu'il est inévitable d'évoquer les problèmes religieux liés au surnaturel. Par le biais de nombreuses activités culturelles ou sportives, j'ai largement approché d'autres religions ou philosophies (notamment celles émanant de l'Orient, via les arts martiaux) et les études réalisées au CERPI (et ailleurs) remettent souvent en question les bases fondamentales mêmes du christianisme. C'est donc aussi la raison pour laquelle, en dépit de tendances quasi "innées" ou du moins l'influence de l'éducation, j'ai refusé strictement que le CERPI ne puisse être étiqueté comme reflétant une religion particulière, quelle qu'elle soit. Elles ont toutes leur mot à dire et toutes méritent notre considération



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