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LE SIGNE INDIEN DU CHAUFFEUR DE BUS...
Il n'y a pas de sabbat de sorcières à Mons, je n'y connais personne, les choses relatives à la ville de Mons et à l'étrange ne viendront jusqu'à moi, après coup, que lorsque la curiosité m'invitera à consulter le Net. Mais longtemps après... Pour le reste, mon épouse et moi avons comme tout le monde entendu parler de cette fameuse affaire du dépeceur de Mons, par les informations télévisées. On ne peut pas vraiment dire que le sujet nous soit totalement inconnu, ce serait mensonge. Mais cela ne va pas plus loin. Les lieux évoqués sont aussi représentatifs pour nous que le pont d'ancre pour un arlonnais, le Perlonjour pour un ostendais, ou la carrière Willocq pour un afghan. En arrivant sur les lieux de mon nouveau travail (j'ai du demander que l'on me dresse un plan, c'est tout dire! Pour la petite histoire, le jour venu, j'ai malgré tout demandé ma route à des passants. Ils ne connaissaient pas la rue en question. Et pourtant, on y était!) j'ai immédiatement ressenti une foule d'impressions fulgurantes et macabres, terribles et inexplicables. Des images très dures que je ne pouvais que rejeter car cela ne se rattachait apparemment à rien de concret: de la ferraille qui entre dans les chairs (des accidents de bus?), des coups de couteau (des agressions sur des chauffeurs? La sensation d'être perdu, comme un naufragé au milieu de l'océan, en proie à une mort imminente et inévitable, sauf qu'ici cela n'avait rien à voir avec la noyade, cela se rapprochait plus du style "boucherie", ou de Jaws, à la rigueur... Qu'est-ce qui pouvait bien me mettre des idées pareilles en tête? A coup sûr, strictement rien dans ce que j'avais sous les yeux ni de ce que je pouvais percevoir de ceux qui seraient mes futurs collègues ou supérieurs hiérarchiques. Au contraire, je n'y ai vu que de la sympathie, j'ai même été étonné de cette tradition qui veut que, à Mons du moins, tous les chauffeurs se font la bise! Les supérieurs? Une bonhomie engageante, une simplicité encourageante, le sourire sincère aux lèvres, le professionnalisme de bon aloi à fleur de peau. J'ai tout de suite compris que le problème n'était pas là, mais à l'extérieur du dépôt. Ce n'est qu'en retournant chez moi, en empruntant d'ailleurs sans le savoir un chemin qui me faisait faire un long détour et compliquait l'itinéraire, que j'ai commencé à comprendre et que j'ai ressenti mes premiers frissons dans le dos... Je venais d'emprunter le chemin de l'Inquiétude. Celui-ci passe sur un pont qui enjambe la Trouille ou la Haine. Il mène tout près de "Pont Canal" (un lieu dont vous entendrez encore parler!) Il s'agit surtout d'un chemin où, quelques années plus tôt, on a retrouvé les restes macabres de l'une ou de plusieurs des victimes du dépeceur de Mons, le tueur sanguinaire qui avait mis toute la population en émoi. Une ou plusieurs: allez savoir puisque les membres étaient mélangés, tous n'appartenaient pas forcément au même corps! Le chemin qui menait à mon travail était celui-là, il conduisait à l'un des endroits où l'on avait retrouvé les restes humains de prostituées. Il menait à Mons-Bassins! Un abominable jeu de mots si l'on considère l'occupation ou le métier, si vous préférez, des victimes... Personnellement, j'ai interprété cela de la
manière suivante: "Tu as du travail, Michel. Comme
chauffeur de bus, certes. Mais pas seulement..." Avant d'aller plus loin, un petit retour en arrière s'impose: Le dépeceur de Mons
PsychoseLa population n'a pas fini de s'émouvoir et la psychose s'installe quand on s'aperçoit que celui qu'on a tôt fait de surnommer "le dépeceur de Mons" pousse le bouchon jusqu'à déposer ses macabres colis dans des endroits portant des noms prédestinés: la rue du dépôt, la Haine, la Trouille, la rue Émile Jambe, Retranchement, le chemin de l'Inquiétude...Le monstre, le croquemitaine, n'hésite pas à narguer et à ridiculiser la cellule Corpus, chargée de l'enquête, en déposant ses sacs à quelques pas seulement des bureaux de la Police Fédérale! Trouble et MystèreA l'époque, la Belgique est simultanément terrorisée par l'affaire Dutroux et, en pleine commission parlementaire à ce sujet, Patrick Moriau (un personnage politique belge impliqué dans cette commission) reçoit du dépeceur des correspondances énigmatiques: "36 preuves de l'existence du diable"... Pendant ce temps, l'enquête sur le dépeceur de Mons piétine. Le croquemitaine, auréolé de mystère, reste insaisissable. Et les gens continuent de disparaître, les colis épouvantables s'amoncellent, on en retrouve jusqu'à 40 ! Parfois, ce sont des enfants qui jouent sur un terrain vague qui font la découverte traumatisante. L'enquête du CERPIA l'époque, le CERPI s'appelait encore CEPI, mais peu importe. Il me vient donc à l'idée de voir si les facultés extrasensorielles peuvent faire avancer les choses, si l'on peut ainsi accéder à certaines connaissances susceptibles de faire progresser l'enquête. Bon! Bonne idée, mais comment procéder et par où commencer? Comment canaliser les ressentis lorsque l'on sait que, précisément, en ce qui me concerne, cela se passe de manière tout à fait imprévisible? Vous allez, dans les pages suivantes, pouvoir prendre connaissance de l'une des plus troublantes enquêtes du CERPI...L'enquête du CERPI n'émane pas des instances
judiciaires et n'en a pas les prérogatives. Néanmoins, notre
travail de recherches, les traductions réalisées sur base des
documents du FBI, de la police fédérale et de certains sites
étrangers, les expériences paranormales effectuées en marge
constituent une avancée très troublante |
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